Elle est la première confrontation de l’idée avec la réalité.

La preuve du concept. Proof of concept. Le POC, le MVP.

Indispensable et pourtant combien de projets sont lancés sans cette preuve parce que considérée comme un coût inutile. Ce qui coûte cher, c’est l’absence de vérification du concept. 

Comment obtenir la preuve ?

  • En réalisant un produit minimaliste, viable, utile, durable qui va trouver un marché et qui va véritablement être utilisé.
  • En allant étudier les projets similaires qui ont fonctionné et surtout ceux qui ont échoué et pourquoi ? L’objectif étant d’éviter les mêmes erreurs.

L’idée peut être géniale mais il faut qu’elle trouve ses clients et son créneau.

La première étape après la phase de conceptualisation du projet va être de concevoir une preuve, un produit fini qui utilise un minimum de temps, un minimum de ressources et un minimum d’énergie.

Idéalement la preuve est commercialisable, s’autofinance ou mieux finance l’étape suivante du projet.

Les objectifs de la preuve est sont multiples et consistent à confirmer

  • Que le concept soit bon et l’idée est viable.
  • Que le résultat soit rentable et réponde à un véritable besoin.
  • Que le résultat soit commercialisable, et que l’accueil est bon.
  • Que le résultat génère plus de positif que de négatif
  • Que l’estimation des ressources nécessaires soient conformes à ce qui a été imaginé
  • Que l’attendu est bien au rendez-vous.

La preuve est une confrontation nécessaire à la réalité qui doit permettre de faire des choix stratégiques. Le retour d’expérience que la preuve est une source d’information considérable qui va permettre de corriger l’objectif en fonction des résultats obtenus.

La preuve va être l’assurance succès du projet. Tant que la preuve n’est pas au rendez-vous le projet est maintenu dans la phase preuve.

Chaque retour d’expérience génère de nouveaux ajustements, et chaque ajustement demande une nouvelle preuve et une revalidation de la cohérence de l’ensemble afin de s’assurer que la preuve ne sort pas du cadre et que les contraintes et les risques restent dans le domaine du réalisable.

Si la preuve est trop complexe à obtenir, il faut simplifier la conception.

Comme l’investissement est le plus minimaliste possible, les risques sont minimisés.

A force d’essais, la meilleure solution finit toujours par se présenter.

En fonction du projet, la preuve est plus ou moins complexe à obtenir et nécessite de la recherche ou pas. En recherche, un inattendu commercialisable peut se présenter et constituer une étape intermédiaire dans l’attente de l’objectif, si la trajectoire est respectée ou l’objectif modifié.

Quelques exemples d’inattendus à succès :

  • Le post-it : En 1968, le chimiste Spencer Silver crée sans le vouloir une colle, qui ne colle pas vraiment. En effet, la colle restait à chaque fois sur une des deux feuilles qu’il souhaitait joindre. En 1974, un collègue de Spencer Silver décide d’utiliser cette colle dans son livre de chant afin d’empêcher ses signets de tomber. Les Post-it seront finalement commercialisés à la fin des années 70 pour connaître le succès qu’ils ont toujours aujourd’hui.
  • La tarte tatin

La découverte de la recette de la tarte Tatin est connue pour être une des erreurs les plus réussies. La légende raconte que ce sont les sœurs Tatin qui sont à l’origine de la recette de la célèbre tarte découverte à la fin du XIXe siècle. Une des deux sœurs aurait voulu préparer une tarte aux pommes, mais se serait rendu compte trop tard qu’elle avait oublié la pâte. Elle décida donc de mettre la pâte par-dessus les pommes.

  • Le Slinky

Le Slinky est un jouet qui est en fait un ressort géant capable de dévaler les escaliers, simplement grâce à la force de la gravité qui lui permet de se propulser. C’est Richard James, ingénieur naval américain qui en a eu l’idée en 1943. C’est simplement en observant un ressort tomber d’une table et rebondir sur le sol qu’il eut l’idée d’en faire un jouet.