Elle commence par une analyse de l’existant. L’étude exhaustive du présent.

Cette étude permet de faire un inventaire de ce qui fonctionne et qui mérite d’être systématiser, amplifier et augmenter versus ce qui est à améliorer transformer sublimer.

Le tri achevé permet de définir un objectif SAFE

A ce stade, La méthode SAFE commence à diverger des méthodes traditionnelles de gestion de projets en incluant dans son principe une vision à long terme en se projetant sur l’attendu. Une visualisation détaillée du concepteur, comme un film qui commence une fois l’objectif atteint jusqu’à la fin de vie au moment où il ne sera plus efficient. L’objectif de cette projection avec une vision à long terme qui va jusqu’à la fin de vie de l’objectif est de garantir que celui est viable et durable pour les générations à venir avec comme principe de revoir sa copie si ce n’est pas le cas. L’idée est un Label SAFEBy design.

L’étape suivante consiste à trouver un modèle existant. Le plus grand laboratoire de recherche au monde étant la nature, la modélisation doit se faire à partir de ce que la nature a déjà créée. Intégrer Le biomimétisme au niveau de la conception et à la réutilisation. La nature crée des ressources pour une autre utilisation.

Un point de départ, un point d’arrivée, une trajectoire et un cadre.

Avec le point d’arrivée et le modèle à copier, l’étape suivante va consister à créer un chemin qui mène à l’état présent. Les jalons qui vont permettre de définir des objectifs intermédiaires. Jusqu’à arriver au plus petit pas pertinent possible. 

L’exercice suivant consiste à créer le plan et à valider la cohérence sur la trajectoire du présent vers le futur et du futur vers le présent.  A l’issue de cette étape, le projet global est un comme un escalier et ses marches avec les contraintes comme utiliser le minimum d’énergie possible, les limites de respect du vivant à considérer avec  les risques potentiels et les gardes fous. 

Le plan est revu, jusqu’à ce qu’il puisse être expliqué simplement et donner un tout cohérent. Le travail d’inventaire des besoins nécessaires commence alors. Si toutes les ressources sont disponibles, le projet peut commencer. Sinon le plan est revu pour intégrer la recherche et la mise à disposition des moyens pour avancer jalons par jalon, marche par marche, vers l’objectif et respectant la trajectoire définie. 

Au terme de ce travail, nous sommes passé de l’idée à la conception. Le projet peut prendre vie parce qu’il est utile, écologique, durable.

Il dispose de :

  • L’énergie et l’engagement nécessaire pour le réaliser.
  • Un plan simple, cohérent, réalisable.
  • Des ressources nécessaires.

Des exemples de projets où l’objectif atteint n’a pas été en cohérence avec l’idée de départ.

  • La ligne Maginot est devenue synonyme d’une défense inviolable, mais qui se révèle totalement inutile.
  • La gare de Lorraine TGV, qui n’est pas reliée aux réseaux départementaux qui se trouve en rase campagne et qui sera peut-être déplacée. La Cour des comptes, a dénoncé cette mauvaise conception en 2012, plusieurs années après l’inauguration.
  • La gare internationale de Canfranc : bâtiments et installations démesurés construits au prix de travaux pharaoniques. Enchâssée dans une vallée pyrénéenne peu habitée, la gare est comparable en taille aux plus grandes gares parisiennes et ses installations (hangars, voies, grues, locaux de douane, etc.) sont dimensionnées pour un trafic international de voyageurs et de fret qu’elle n’aura jamais connu.
  • KODAK : C’est l’histoire d’un homme, George Eastman, qui, parti de rien, a bouleversé le marché de la photo grâce à des inventions révolutionnaires et à son génie du marketing. C’est la chute d’un ­colosse, devenu trop gros, trop sûr de lui, qui n’a pas voulu prendre le virage du numérique qui menaçait son business model.

Ces quelques exemples en rappellent d’autres comme des décisions récentes toutes aussi incohérentes prises par nos politiques, nos amis ou nous-même.

Amusons-nous à en retrouver !